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uschaJAGNEAU Laurent
cvné le 18/12/1969 à Périgueux marié, 01 enfant (Maxime) ambulancier 1981/1986 écoles de jeunes sapeurs pompiers (Meung/loire 45, Gujan-Mestras 33) MISSIONS EXTERIEURES DIPLOMES "RECOMPENSES" sarajevoBosnie-Herzégovine 1995 : quatrième année de conflit
JANVIER
18 janvier 1995
Mise en place du bataillon «DUTCHBAT 3». Intrusion des forces serbes dans la « zone de sécurité».
FEVRIER
3 février 1995
Visite à Srebrenica de Rupert Smith, commandant de la FORPRONU en Bosnie-Herzégovine et d?une délégation d?officiers de la FORPRONU.
13 février 1995
Première accusation de génocide, par le tribunal pour l'ex-Yougoslavie de La Haye, contre 21 Serbes responsables d'exactions dans le camp d'Omarska.
MARS
Mars 1995
Nomination de Bernard Janvier comme commandant en chef de la FORPRONU en ex-Yougoslavie. II bénéficie de pouvoirs élargis.
7 mars 1995
Rupert Smith rencontre Ratko Mladic à Vlasenica. Mladic lui annonce son intention de prendre les « zones ».
7 mars 1995
Nasser Oric, 29 ans, commandant des forces bosniaques â Srebrenica, est envoyé sur ordre de Sarajevo à Tuzla, avec 18 de ses officiers.
AVRIL
La ville de Gorazde est prise par les Serbes de Bosnie.
Fin avril et courant mai 1995 Deux rapports du lieutenant-colonel Tom Karremans, commandant du bataillon hollandais, sur la situation catastrophique dans la « zone » ne parviendront jamais à Sarajevo.
MAI
Début mai 1995
Le général Smith informe le général Janvier de la préparation, pour juin, d?une offensive de Ratko Mladic sur les « zones de sécurité » de Srebrenica, Zepa et Gorazde.
22 mai 1995
Mladic s?empare des armes lourdes contrôlées par les casques bleus et instaure un blocus total des « zones de sécurité ».
25 mai 1995
Le général Janvier recommande à huis clos au Conseil de Sécurité des Nations unies de retirer le personnel des Nations unies des « zones de sécurité » de Srebrenica, Zepa et Gorazde. Pour lui, de même que pour Yasushi Akashi, envoyé spécial de l?ONU et représentant de M. Boutros Boutros Ghali, les troupes bosniaques sont « suffisantes » dans les « zones ». Le Conseil de Sécurité ne décide ni d?un renforcement, ni d?un retrait de ses personnels. Raids aériens de l?OTAN sur Pale.
26 mai 1995
Bombardement serbe depuis le mont Ozren sur le centre de Tuzla. 73 jeunes (de 3 à 31 ans) meurent ce jour-là.
27 mai 1995
Combats entre soldats français et serbes sur le pont de Vrbanja à Sarajevo. 3 morts et 2 blessés.
31 mai 1995
Diffusion des images des casques bleus pris en otages par les Serbes et utilisés comme boucliers humains. Lettre du général Janvier au général Smith: «L?exécution du mandat est secondaire par rapport à la sécurité du personnel de l?ONU (...) le recours à la force doit être évité».
JUIN
En juin 1995
On compte à Sarajevo 144 tués et 608 blessés.
Début juin 1995
Reprise des bombardements sur les « zones de sécurité » de Srebrenica et Zepa, ainsi que sur les positions de la FORPRONU aux limites de ces «zones».
1er juin 1995
Un groupe de soldats serbes s?infiltre dans la « zone » en tuant plusieurs civils. Ultimatum des Serbes au bataillon pour abandonner le Poste d?observation «Echo» au sud de la «zone».
2 juin 1995
Les milices d?Arkan sont signalées dans la région de Srebrenica par des observateurs des Nations unies.
3 juin 1995
Les tigres d?Arkan s?emparent du poste d?observation «Echo». Autorisation par le commandement du bataillon d?une remilitarisation partielle des forces bosniaques dans la « zone ». Réunis à Paris, les ministres de la Défense des pays membres de l?OTAN décident de la mise en place d?une force d?action rapide (la F.R.R.).
4 juin 1995
Rencontre à Mali-Zvornik, à l?hôtel Vidikovac, entre le général Janvier, le général français Bertrand Delapresle (ex-commandant des Nations unies pour l?ex-Yougoslavie de mars 1994 à février 1995), le général Ratko Mladic et le général serbe de l?armée yougoslave (VJ) Moncilo Perisic. Cette rencontre a pour objectif de conclure un accord sur la libération des quelque 400 casques pris en otages depuis le 26 mai, en échange de l?arrêt définitif des frappes aériennes. Entre le 2 et le 18 juin, libération des personnels onusiens (libération de 111 casques bleus le 7 juin et de 118 autres le 13 juin).
9 juin 1995
Rencontre à Split entre Yasushi Akashi et les généraux Janvier et Smith pour décider du sort des « zones de sécurité ». Le général Janvier écarte définitivement tout recours aux frappes, qui risquerait par ailleurs « de compromettre le processus politique en cours ».
15 juin 1995
Début de l?offensive bosniaque pour briser le siège de Sarajevo. Échec de l?opération.
16 juin 1995
Après la prise d'otages de "casques bleus" par les Serbes de Bosnie, le Conseil de sécurité de l'ONU crée la Force multinationale de réaction rapide (FRR) pour appuyer la Forpronu.
Mi-juin 1995
Les avions U2 fournissent des photographies indiquant des regroupements de chars et de troupes autour de Srebrenica. Ces informations sont restées secrètes.
17 juin 1995
Rencontre entre Yasushi Akashi et Slobodan Milosevic. « Jacques Chirac m?a informé qu?il n?y aurait plus de frappes aériennes sans le consentement de la France », Slobodan Milosevic. Deux rencontres ont lieu (les 17 et le 29 juin) entre Ratko Mladic, le commandant de la FORPRONU et des représentants du UNHCR au sujet de l?aide humanitaire, l?aéroport de Sarajevo, la sécurité des personnels et l?arrêt des attaques sur les « zones ».
Courant juin 1995
Près de 3000 personnes fuyant les Serbes s?entassent dans la ville.
28 juin 1995
Un groupe de diversion serbe s?infiltre dans Srebrenica. Une personne est tuée. Entre le 25 juin et le 12 juillet, 50 membres d?une unité de reconnaissance des « loups de la Drina » mènent les incursions
JUILLET
Juillet 1995
Nouvelles offensives serbes contres les "zones de sécurité". Après Gorazde, prise en avril, tombent Srebrenica (7.000 morts) et Zepa. 5 juillet 1995
Le dernier convoi d?aide humanitaire entre dans Srebrenica.
6 juillet 1995
Début de l?attaque serbe à 4h30 sur la « zone de sécurité »: 450 obus et grenades, ainsi que 6 missiles tombent sur la « zone » de Srebrenica. Vers 13 heures, première demande de « close air support » du DUTCH BAT à Zagreb, via Sarajevo. Rupert Smith est absent de Sarajevo. Refus du général néerlandais Cees Nicolaï, chef d?état-major de l?ONU en Bosnie-Herzégovine. 7 juillet 1995
Rencontre entre Carl Bildt, Slobodan Milosevic et Ratko Mladic. Carl Bildt ne fait pas mention de l?attaque serbe sur Srebrenica.
8 juillet 1995
Prise définitive par les Serbes de «Foxtrot » au sud de la « zone». Mort d?un casque bleu hollandais, tué par des Bosniaques. Le lieutenant-colonel Karremans réclame une deuxième fois à Sarajevo des frappes aériennes. Second refus.
9 juillet 1995
Nombreux tirs de grenades et d?obus sur les positions de la FORPRONU. Depuis le 26 avril, pas un membre du bataillon hollandais (le DUTCH 338 BAT 3) n?a pu sortir de la « zone». Depuis mai, il n?est plus approvisionné et n?a pas reçu d?essence depuis le 18 février. « Uniform », « Kilo » et « Delta», au sud-est de la « zone», sont pris par les Serbes. Vingt casques bleus sont retenus en otages. Abandon par les casques bleus et pillage par les Serbes des deux premiers postes d?observation au sud de la «zone». Progression de l?offensive serbe par le sud et par l?ouest. 2000 soldats et miliciens du 5 corps de la Drina, appuyés par plusieurs milliers d?autres à l?arrière et 20 30 chars (T54-55), bénéficient d?une assistance opérationnelle de l?armée yougoslave. Troisième requête de Tom Karremans à Sarajevo pour des appuis au sol. Troisième refus.
10 juillet 1995 Quatrième requête de Tom Karremans pour des appuis au sol. Quatrième refus. « Bernard Janvier accuse les Bosniaques de tout faire pour entraîner l?ONU et l?OTAN dans une guerre avec les Serbes», David Rhode. Bernard Janvier a une conversation téléphonique avec le général serbe Zdravko Tolimir. Réunion de crise relative à un éventuel appui au sol entre le général Janvier, le général Tom Kolsteren, John Almstrom, représentant de Yasushi Akashi et le colonel Buttler de l?US Air Force. Les colonels Thierry Moné et François Dureau sont les assistants de Bernard Janvier. Yasushi Akashi et Bernard Janvier estiment que Ratko Mladic ne veut pas prendre Srebrenica : « Que ferait-il des milliers de réfugiés ? » Yasushi Akashi est à Dubrovnik pour une rencontre avec le gouvernement croate. Le soir, lors d?une rencontre entre Tom Karremans et les autorités bosniaques de la « zone», le commandant leur assure que des frappes auront lieu le lendemain.
Nuit du lundi 10 juillet au mardi 11 juillet 1995
Des Serbes portent l?uniforme des casques bleus. Suicides dans la population. Une partie de celle-ci décide de former une colonne et de s?enfuir à travers bois en direction du nord et de Tuzla (à 65 km environ).
11 juillet 1995
Début de l?offensive serbe sur Zepa. Les forces bosniaques de Zepa désarment les membres du bataillon ukrainien. Arrestations et premières exécutions dans Srebrenica. Tirs d?obus sur la base de Potocari. Au petit matin, pas de frappes aériennes. L?ordre se serait perdu entre Srebrenica, Tuzia et Sarajevo. Le bataillon réitère sa demande de la veille à 7h45. A 14h30, deux F16 hollandais de l?OTAN tirent sur des chars serbes. Les Serbes menacent de tuer leurs otages. A 16 heures, ils contrôlent la totalité de la « zone ». Depuis le petit matin, la foule des civils, hommes, femmes, enfants et vieillards s?agglutine autour et dans la base du DUTCHBAT à Potocari, à 6 km au nord de Srebrenica. La base est installée dans une ancienne usine de batteries « Fabrika akumulatora ». A 12 heures, ils sont déjà 4 à 5000. Deux réunions de reddition ont lieu en présence de Tom Karremans, le proviseur du lycée de Srebrenica, Nesib Mandzic (pour la première) et de Ratko Mladic. Tom Karremans trinque avec Radio Mladic. Présence de journalistes serbes et du général serbe Oivanovic. « A la veille d?une grande fête serbe, nous offrons cette ville au peuple serbe... Le moment est venu de prendre notre revanche contre les turcs de cette région», Ratko Mladic. Le soir, on compte près de 30 000 personnes autour et dans la base du bataillon. Début du tri des hommes âgés de 14 à 70 ans. Exécutions et tortures en série à proximité de la base. Déportation par camions et bus des 3365 hommes réfugiés à Potocari. En 5 jours, plus de 10000 hommes seront systématiquement assassinés. « Notre mission s?est achevée avec succès », Moncilo Perisic, général et commandant de l?armée yougoslave. Le commandant du corps de la Drina des milices serbes est le général Milenko Zivanovic. Réunion du haut commandement des Nations unies pour la région présidée par Yasushi Akashi. Celui-ci déplacer librement traite directement avec Slobodan Milosevic, qui lui assure que les casques bleus à Bratunac peuvent sent. Les blessés, ainsi que le personnel local à l?intérieur du périmètre du Q.G. de la FORPRONU à Potocari sont pris en charge par les médecins de l?association MSF : docteurs Daniel Golden et Kristina Schmidt. Vers minuit, départ de la colonne de 12000 personnes environ. Le lieu de regroupement est le hameau de Susnjari. Dans un premier temps, les Serbes laissent passer la colonne qui s?étend sur près de 15 km. Les derniers partent seulement le lendemain midi. Elle sera très vite divisée en un groupe de tête de4 000 personnes et divers groupes plus petits. Comme ils l?ont fait durant le siège de Srebrenica, les Serbes envoient des gaz sur la colonne. Prise de «Papa» entre Potocari et Bratunac.
12 juillet 1995
Troisième et dernière réunion entre Radio Mladic, le commandement et des représentants des réfugiés (dont Ibran Mustafic, représentant de Srebrenica à l?Assemblée de Bosnie) à 9h30. A midi, début de la déportation par bus des femmes, enfants et vieillards vers Kladanj. 400 femmes et jeunes filles du village de Tisca sont enlevées par les Serbes et sont toujours portées disparues à ce jour. La file des camions et des bus est accompagnée par 13 ou 14 véhicules des Nations unies (tous volés ensuite par les Serbes). Viols de femmes, assassinats d?enfants et d?hommes par les Serbes dans les rues et autour de Srebrenica ainsi qu?à proximité de la base du bataillon. Naissance de 50 bébés dans la base entre le 11 et le 14 juillet. Rencontre entre Rudolf Perina, chargé d?affaires américain, et Slobodan Milosevic. Au sein de la colonne, les morts se comptent par centaines. Bombardements, tirs sur la colonne et incursions serbes. Scènes de suicides collectifs à la grenade. Un millier d?hommes et de femmes sont massacrés au « pont de la boue rouge ». Les hommes qui se rendent sont systématiquement assassinés. Vote de la résolution 1 004 par le Conseil de Sécurité exigeant que les forces serbes de Bosnie cessent leur offensive et se retirent immédiatement de la « zone » de Srebrenica. En présence des caméras de la télévision de Pale, les Serbes déportent dans des bus et des camions, et avec l?aide de certains membres du personnel de la FORPRONU, 14000 civils, femmes, enfants, vieillards. Les miliciens et soldats serbes dépouillent systématiquement tous les passagers de leurs biens. Dans les premiers jours, 10000 à 12000 personnes trouvent refuge à Tuzla. Avec l?aide de casques bleus, arrestation par les Serbes des derniers hommes à l?intérieur de la base. Les casques bleus sont témoins d?exécutions massives. Toujours devant les caméras et les photographes, Mladic embrasse ses soldats et donne du chocolat et des boissons aux femmes et aux enfants de Srebrenica. Évacuation des blessés sous une chaleur étouffante par les médecins de MSF et le personnel local. Bombardement de l?OTAN, sur un transport de troupes et un char serbe (le char ne sera pas touché). Afin d?empêcher des excès, le chef de bataillon (le lieutenant-colonel Tom Karremans) décide de coopérer à l?évacuation. Les soldats hollandais obligent les derniers hommes à quitter la base. Lors de son audition au TPIY comme témoin dans le cadre de l?affaire « Karadzic, Mladic », Tom Karremans répondra au juge Riad: « (...) il ne m?est pas venu à l?esprit de demander [à Mladic] ce qui était arrivé aux réfugiés».
13 juillet 1995
Le Q.G. serbe à Srebrenica est installé dans le bâtiment des P.T.T. La déportation des populations reprend dès 6h30. Une liste de 239 personnes en âge de porter les armes est établie à l?intérieur de la base à l?initiative du commandant Franken. 60 hommes refusent de donner leurs noms, ils sont remis aux Serbes. La plupart des casques bleus sont persuadés que les Serbes respecteront les conventions de Genève. Exécutions massives des hommes par les Serbes en divers lieux. Au moins 200 hommes de la colonne restent armés. Ils prennent des armes aux Serbes et un officier en otage. Le Haut Commissariat aux Réfugiés confirme la disparition de près de 8000 personnes. Toutes les demandes d?inspection du CICR envoyées à Ratko Mladic sont rejetées. Le CICR recense 34000 survivants sur 42000. Willy Claes, secrétaire général de l?OTAN, déclare que Srebrenica « est définitivement perdue». A 17h30, les dernières personnes sont dépotées de la base de Potocari. Les officiers serbes, le commandant Obrenovic et le général Zivanovic ordonnent des massacres d?hommes à Glodzange. Le général Janvier réclame à Yasushi Akashi un retrait des personnels de la FORPRONU de Zepa et de Gorazde.
14 juillet 1995
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